| |
Billet évangélique
12 juillet 2009
15e dimanche du temps ordinaire
par Monique Bourgeault, csc
«Ils partirent...libres»
«Ils partirent» nous est-il dit des apôtres envoyés par Jésus, sans provisions, sans argent.
A l'heure où les communautés chrétiennes, nos paroisses connaissent le dépouillement, la Parole de Jésus sur la sobriété pour annoncer l'Évangile revêt un accent particulier. Le dépouillement de nos acquis, de nos habitudes, de nos sécurités peut être la condition d'un retour à l'essentiel, d'une conversion. Il nous oblige à partir à deux, c'est-à-dire en équipe, à plusieurs, à sortir du connu en faisant foi à la puissance de la Parole, à retrouver ensemble le sens de cette parole, à nous y convertir dans la solidarité et le partage, en la laissant nous départir de nos étroitesses et de nos particularismes: «Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux», ... déjà.
La pauvreté
La misère, celle qui avilit l'être humain et le marginalise est un mal et nous avons à la combattre, à lutter pour la promotion de tous les humains.
La pauvreté, celle du cœur surtout, laisse libre devant la possession, la consommation, le toujours plus de matériel; elle est une condition d'humanisation.
Elle prend aujourd'hui la couleur de la simplicité volontaire qui laisse place aux valeurs du cœur, au déploiement de la générosité, du don de soi, de l'avènement du meilleur en soi, du divin.
Elle appelle la complémentarité et non la rivalité ou la jalousie, le partage et non la domination.
«La pauvreté, ouverture à l'amour»
Comme nous, l'auteure est témoin du désarroi des victimes de la guerre; elle a entendu le cri des pauvres, les pleurs des aînés et des enfants en détresse, les lamentations des malades, des prisonniers, des exclus. Son livre se veut une méditation sur la pauvreté ouvrant à l'amour, à la libération, créant des espaces nouveaux de justice, de paix et d'amour.
«La pauvreté, ouverture à l'amour», Gilberte Barrette, Médiaspaul, 256 pages, 24.95$.
|
|