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Jubilé d’Or 2008
Introduction à la fête de l’après-midi
Reportons-nous dans le temps, si vous le voulez bien, au début des années ’60 où, partout dans le monde, dans les sociétés civiles aussi bien que dans les milieux religieux, on commence à risquer l’expression de sa pensée sur des questions de fond
Des questions qui traduisent, sinon «un mal-être» du moins un désir «d’être» et «de faire autrement».

C’est dans ce contexte de recherche, croyons-nous, que s’éclaire et se justifie la démarche entreprise par quelques sœurs de votre groupe, en 1965, pour aller vivre ailleurs qu’à la Maison mère le mois de préparation à la profession perpétuelle. Besoin d’une formule différente! Centrées sur l’essentiel, poursuivre, avec des sœurs qui ont une certaine expérience de la vie religieuse, des échanges sur des questionnements de fond, partager en atelier ses interrogations et ses enthousiasmes, alimenter aussi sa réflexion dans des périodes de désert. Vous vous souvenez?

Un appel, en somme, à un défi de taille car on allait sortir des sentiers battus et faire basculer une tradition vieille de combien d’années dans la Congrégation… Pourtant, grâce à l’ouverture d’esprit de S. Marguerite Galipeau et de son conseil, on a pris le tournant: le groupe s’est transporté à Nominingue pour risquer l’aventure nouvelle. Quel défi! Qui a été relevé avec un certain succès! Vous vous rappelez?

Nous avons, comme Comité responsable de la fête d’aujourd’hui, relu cette expérience du souvenir et nous avons découvert, en retraçant le passé religieux et apostolique de chacune de vous, que le défi de juillet ’65 a marqué aussi votre carrière ou votre aventure personnelle. Et nous prenons plaisir, aujourd’hui, à vous livrer nos découvertes...
Denise Morin, c.s.c.
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